samedi 25 avril 2009

L'Equilibre est fragile.


Mais heureusement qu'il y'a la caféine. Judith me manque. Je passe des vacances remplies. Remplies de sentiments contradictoires. Remplies d'enfants. Remplies de rire. Remplies d'amitiés ensoleillées, des amitiés sudistes. Remplies d'espagnol. Toute la journée j'écris en espagnol et le soir j'oublie en musique. Non, je n'écris pas un roman, je fais un dossier. Je n'écouterai plus Miossec, il m'améne à des sentiments trop doux. Il me faut du cynisme. J'écouterai la ruda salska: "Je voudrais faire peau neuve, quitter la crisalide, faire de ma vie la veuve des pensées insipides". Changer quoi. Non pas tout changer, si certaines choses s'écroulaient j'en perdrai le sens commun. J'aime regarder le ciel, ça me donne envie de sourire. Le Mexique s'approche à grands pas. Je ne m'en rends pas compte. Lille me semble loin, comme une vie qu'on a pas vraiment vécu, comme quelque chose qu'on a rêvé. Ca ne m'avait jamais vraiment fait ça avant. J'ai une tendance à oublier. J'oublie tout ce qui me touche excessivement. Ca se range automatiquement dans un coin de mon esprit et qu'on ne l'y déloge pas. Mathieu m'a promis qu'on passerait le prochain Nouvel An à Barcelone. A deux s'il le faut. Il m'a fait découvrir des endroits etonnants qui donnent envie de considérer sa vieille ville sous un autre angle. De la musique surtout, c'est important la musique. Ca aide à vivre.

mercredi 15 avril 2009

Tempête dans une flaque d'eau.


Il est parti depuis 3h. Je ne m'en remets pas. Grace à lui il y a des guirlandes chez moi en plein mois d'Avril, Ma cuisine est pratiquable, Mes posters sont racrochés, j'ai eu le sourire pendant plusieurs jours, j'ai découvert des nouveaux jeux et j'ai appris que le codage informatique avait son language. Mais tout ça ce ne sont que de misérables détails.

Il est lunaire.


Samedi. Perpignan. I can't wait for it mais il faut bien que je passe d'abord par les choses pénibles de la vie: J'ai nommé le galop de comptabilité.

mardi 7 avril 2009

T'es mon salaud préféré.


A un ami.

Tu sais, miossec connait les mots, il est alcoolique, mano solo sait dire, mais il se droguait, les mots de saez me touchent encore, le portrait de Baudelaire n'est plus à faire, ... Les mots sont ils une blessure?

Tu sais, j'ai très envie de te voir et tu fais un peu partie de ma nouvelle blessure. Je t'aime. Bien sûr comme une amie. Mais qui aurait cru qu'une amie aurait pu aimer si fortement.

J'ai envie: de te tenir la main dans une rue quelconque, de te sauter dans les bras, de pleurer de joie, d'avoir un chat, de partir au mexique avec toi, de notre soirée gauchiste&get27, de te faire raler, de rester des heures dans un café, de prendre des photos.

Tu m'as passé des dizaines de chansons un jour où une dissertation m'embrumait l'esprit, tu m'as calmée au téléphone quand j'avais l'impression que tout s'effondrait, tu as toujours cru en moi, tu sais toujours comment me faire sourire. Tu m'as énervée plus que la moyenne aussi parfois, Je t'ai énervé plus que la moyenne aussi parfois. Il y a longtemps maintenant. Tu sais, moi je fais que des betises quand t'es pas là.


Je m'en vais (aprés miossec.)

En attendant ton putain de retour.

Bioux, bioux


vendredi 3 avril 2009

J'essaie en vain de penser à autre chose.


Ma vie est plus que remplie. De choses très gaies, d'autres moins droles. Le lot de tous. Beaucoup de travail. J'ai l'impression parfois que c'est mon éternelle rengaine. Avant, à l'époque de la prépa, quand on me demandait comment j'allais, pour ne pas avoir à répondre je disais toujours: "j'ai beaucoup de travail." Les gens ne cherchaient pas plus loin, les gens cherchent rarement plus loin. Ca voulait dire: j'en peux plus, je sais pas ce que je vais faire de ma vie, j'en ai assez. Les gens comprenaient: cette fille est en prépa et c'est son lot commun. Mais de toute façon, je ne voulais pas que les gens aillent plus loin. Je me fous des gens en général. Seuls quelques uns comptent. Beaucoup vous me direz peut être, mais en proportion c'est fort peu. Ceux à qui à la question ça va on ne répond pas seulement ça va, ou j'ai beaucoup de travail mais à qui on dit la vérité. Oui ça va bien, d'ailleurs aujourd'hui j'ai passé une colle qui s'est très bien passée; non ça va pas du tout, la prépa me stresse, j'ai beau faire des efforts je n'en vois pas l'utilité, j'ai encore raté ma colle de lettres (oui j'étais pas forte en lettres mais en fait j'ai jamais fait d'efforts pour une colle de lettres alors c'est peut être pas un bon exemple). Ceux qui te supportent même qu'en t'es pas d'humeur, quand tu t'énerves. Ceux qui te tiennent simplement la main, dans une voiture surchauffée en plein mois d'aout parce que tu t'es mise à pleurer car une de celles qui comptent le plus est montée dans un bus espagnol et que tu ne sais pas quand tu vas pouvoir la revoir. Ceux qui aiment vraiment te voir sourire ou rire. Ceux là seuls comptent. Aprés les autres, qu'ils se cachent les yeux tant qu'ils veulent, je n'en ai que faire.


Facebook a buggué sonnant le glas de la conversation que j'avais avec Mademoiselle Aurélia. Me rappellant à l'ordre. Valise, vaisselle, exposé, train. Alexandre arrive dans même pas une semaine, pour passer quelques jours avec moi. Espérons qu'il supporte le choc le pauvre garçon. Je l'aime bien, je l'aime beaucoup même. Il est de ces gens avec qui je me sens bien, tranquillement bien.
Oui, sur cette photo, c'est moi.